Mexique – Chiapas et Campeche

Après notre séjour à Tikal, nous voilà parti pour notre dernier pays, le Mexique. Une traversée un peu épique, toujours dans les minibus, sous la chaleur écrasante et la poussière rouge qui vous colle partout. Heureusement les paysages se gravent dans la tête au fil des longues heures de traversée. Au bout du chemin, plein de nouvelles choses nous attendent, nouvelle culture, nouveau décor et surtout la fin des haricots rouges et du riz, que l’on abandonne volontiers au profit d’une gastronomie un peu plus diversifiée …

Le Mexique c’est aussi le retour à la civilisation, des vrais routes, des vrais bus, des vrais magasins et pas que des « tienda » de quartier, une vraie ville avec des infrastructures… Quand on vient des montagnes et de la jungle guatémaltèques, c’est un peu déstabilisant!

  • San Cristobal de las casas – région du Chiapas

Perché à plus de 2000m d’altitude, le chemin pour accéder à cette petite ville calme et tranquille est magnifique. Les derniers rayons du soleil frappent la vallée, tandis que nous prenons de l’altitude sur les champs et les maisons de la région.

Ici il fait froid (et on avait pas prévu)…Il faudra un petit temps d’adaptation pour se remettre du voyage, s’adapter à l’altitude et à la température mais très vite l’ambiance de la ville nous surprend. Il y a beaucoup de petits bars sympas, de resto, c’est assez « européen » comme ambiance, mais son immense marché de l’artisanat nous rappelle vite oú nous sommes. Toutes ces maisons colorées et ces vieilles coccinelles lui donne un air festif et accueillant malgré sa récente histoire.


->Au cœur de la révolution Zapatista 

La région est connue pour sa révolution. Je n’ai d’ailleurs jamais vu autant de barrage de l’armée et de la police fédérale que dans la région du Chiapas. 

La révolte au Chiapas menée par l’Armée zapatiste de libération nationale débuta dans les années 1980, mais le soulèvement date lui du 1er janvier 1994 avec la prise de San Cristóbal de las Casas et de plusieurs autres chef-lieu (Ocosingo, Las Margaritas, Altamirano et Comitan). 

Leur but? 👉🏼 exiger des élections sans fraude pour mettre fin à la domination du PRI (parti de la révolution institutionnelle) et contester l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada dont ils craignaient de faire les frais, le ALENA. Cet accord place sur le même plan les productions intensives du Corn Belt et les cultures agricoles des peuples indigènes : pour faire simple, les peuples indigènes devaient cesser de cultiver leurs terres pour acheter les produits à moindre coût au nord du continent.  

Cette révolution est un symbole fort de l’anti-mondialisme et de défense des droits des indigènes face à un projet qui nous rappelle vaguement TAFTA et consorts… on a cru que la belgique pourrait montrer l’exemple mais elle s’est certainemt fait rattrapée par tous ses lobbies politiques et économiques…

Bref, après 12 jours de combats sanglants on aboutit à un accord, les accords de San Andres, mais ces accords n’ont jamais été officiellement ratifiés par le parti au pouvoir, d’où le retour à la violence qui perdure depuis avec plus ou moins d’apaisement. 

La révolution Zapatista et Zapata en particulier reste encore aujourd’hui un symbole de lutte paysanne contre la misère dans un pays où le paradoxe entre un état riche, fort de ses richesses naturelles et d’un peuple très pauvre ne fait que s’amplifier. 

  • Campeche

Alors ici il fait horriblement chaud…Campeche est une ville aux milles couleurs encerclée par une ancienne forteresse surveillant le golf du Mexique. 

  • Becal

Entre Campeche et Mérida, se trouve un petit village connu pour ses chapeaux. En effet, ici, tout le monde en fabrique, chaque famille possède sa cave pour tresser et le village s’est constitué en coopérative. Nous atterrissons dans une de ces maisons, où tout comme au Panama on nous explique, de façon détaillée la fabrication des chapeaux, de la plante à la vente.

Nous apprendrons que plus la feuille est divisée et plus le tressage sera fin, plus le chapeau sera de grande qualité et donc cher, mais aussi comment la paille est teintée de manière naturelle. Nous verrons comment les femmes et les enfants tressent les chapeaux sur une base en bois, dans une cave humide pour que la paille reste souple, puis comment ils seront moulés et séchés au soleil ensuite.

De haut en bas : le tissage, la teinture, les moules à chapeaux, le pressage, le séchage, le magasin.


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