El Salvador – Mais pourquoi tant d’à priori?

On s’est longtemps demandé comment passer du Nicaragua au Guatemala en évitant le Honduras et le Salvador. Grossière erreur…bien entendu il est possible de prendre des bus ou shuttle qui vous y emmène directement mais à force de discussion avec les autres voyageurs, nous avons vite compris que le Salvador nous appelait.

Ce devait être un saut de puce, on y restera une semaine en essayant de comprendre pourquoi tant de mauvaises pubs ont fait baisser les chiffres du tourisme de moitié en quelques années.
Trop peu de temps mais assez pour ressentir l’ouverture et la gentillesse des salvadoriens. Beaucoup viennent vous parler librement, vous sourient, vous saluent, prennent plaisir à discuter de leur pays et du vôtre. Les paysages montagneux et verdoyants sont magnifiques, les plages tantôt de galets tantôt de sable noir sont surprenantes, les vagues en font le paradis des surfeurs, et la nourriture est une des meilleures que nous ayons mangé jusqu’à Aujourd’hui.

Alors voici je l’espère de quoi faire tomber les à priori car ce pays mérite d’être connu pour plus que ses gangs armés, les maras (MS13 et M18).

Playa El Zonte

C’est ici que nous atterrissons après 10h de trajet au travers des collines verdoyantes du Honduras. Précisément à playa El Tunco où nous ne sommes pas resté, village trop touristiques à notre goût. Nous fuyons pour playa el zonte, à l’ambiance bien plus cool et détendue. Ici, peu de choses à faire à part regarder la mer se défouler. Il y a une rue, trois Hôtels et deux restaurants. L’occasion donc d’apprendre à surfer, de discuter, de goûter toutes les spécialités salvadoriennes, d’admirer les paysages et de prendre le temps de vivre.



La route des fleurs

C’est ici que nous rencontrerons Luis, notre guide improvisé pour les 2 prochains jours, un jeune underground salvadorien qui nous fera découvrir « la route des fleurs » et la culture du café, grâce à qui nous passerons une soirée dans la maison de l’artiste Azul.

C’est à l’arrière d’un pick-up que nous découvrirons les panaramas du pays. Entre océan pacifique, plantations de café et montagnes verdoyantes, la route des fleurs est bordée d’une nature luxuriante, de jolies fleurs jaunes et oranges, des bougainvilliers, des Yuca géants…Elle s’étend sur quelques villages entourés par les volcans de la cordillère d’Apaneca. 

Nous passerons nos 2 jours entre Ataco et Juayua, deux villages dont les murs peints font leurs renommés. Scène de vie, histoire du pays, nature ou personnages burlesques comme les memitas des frères Fabru’s, mais aussi les oeuvres du peintre Azul. Ici les murs sont de véritables lieux d’expression, que ce soit des maisons, bars, poteaux électriques voire même les toilettes publics. Les gens sourient, au marché on vous fait tout goûter, on se moque de vous quand vous croquez dans un piment, les vieux sur les bancs vous font des signes de la main…vous vous sentez le bienvenu, presque attendu. 

Dans ces pays, les touristes qui défient les « on-dit » sont plutôt bien accueillis, chaleureusement, vous faites partie de ces personnes qui ont envie de découvrir le Salvador, d’office, on vous aime bien.

Il est possible de visiter l’atelier de tissage d’Ataco…

…Mais aussi l’église de Juayua.

La région regorge de ces vieux pick up Toyota, très appréciés à l’époque , dans les plantations de café. Mais bien sûr le Salvador ne fait pas l’impasse sur ces bus  locaux appelés « chicken bus », visibles partout en Amérique centrale, qui sont en fait d’anciens bus scolaires américains version « latinisés ».

La laguna verde

Il s’agit en fait d’un ancien cratère de volcan, ou un grand nombre de variété de fleurs ont investi les lieux. Un endroit calme et paisible pour se promener. 

Le café salvadorien 

Un des meilleurs cafés au monde se trouve ici, dans les montagnes de la zone occidentale du Salvador. Le climat printanier toute l’année, des terres volcaniques et des forêts qui abritent les plantations ont fait du café LA culture du pays. Ici très pas de produits chimiques, trop chers pour les fermiers.

A l’origine de l’indépendance économique du pays, le café a aussi beaucoup joué sur son histoire politique. Les plantations étaient en effet détenues par une quinzaine de grandes familles qui ont régné sur le marché et donc sur l’économie, notamment pendant la « république du cafe » (1898-1931). Les terres ont ensuite été nationalisées avant d’être redistribuées aux fermiers.

Malheureusement, comme dans beaucoup de pays producteurs, le meilleur café est exporté. Mais petit à petit, le café du Salvador revient au Salvadoriens. Vous pouvez désormais y déguster de très bons crus et découvrir la « degustation » du café comme ici, avec La Lechuza une finca de café organique, qui a aussi un café et une auberge afin de pouvoir subvenir pleinement à ses besoins mais surtout de rester autonome malgré une petite production. 

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