Panama – El Valle

El valle, comme son nom l’indique, est une petite ville perdue dans les vallées panaméennes de la province de Coclé. 

Nichée au cœur du cratère d’un ancien volcan qui est entré en éruption il y a plusieurs millions d’années, ici tout est porté vers la nature. Le village est parsemé de maisons basses de toutes les couleurs, ornées de fleurs et de plantes en tout genre, où les porches hébergent hamacs et autres fauteuils pour la famille. On y trouve beaucoup de restaurants, un marché local proposant les fruits et légumes du coin, les locaux se déplacent en vélo et les chiens sont à tout le monde. On y vient pour sa douceur de vivre, ses randos et ses températures agréables (entendez par là, 27 degré et seulement 60% d’humidité mais surtout de l’AIR).

Le soir, on boit des batidos, des jus de fruits mixés avec du lait ou de l’eau (voire même des céréales ou de l’avoine) pendant que les jeunes du village répètent leur chorée du carnaval de Novembre. Le son des tambours résonne dans tout le village, un paresseux passe iderrière nous sur le fil électrique, scène de vie locale, scène de tranquillité…

  • Le village 


La India Dormida : vue sur les vagues vertes

C’est un chemin de randonnée de 3h qui vous emmène au top d’une des montagnes de la vallée. C’est un peu sport sur la fin mais le chemin est parsemé de cascades, de pétroglyphes dessinés sur les rochers (vestige des populations indigènes), de racines d’arbres folles, de montées abruptes et de descentes glissantes, mais la vue à l’arrivée est époustouflante. Tout ce dégradé de vert vous fait sentir tout petit. La nature est tellement belle, l’horizon tellement loin, le bruit des animaux tellement intense (et la pluie tropicale qui nous attend aussi!!). 

Le légende raconte qu’une indienne dont le mariage avec un conquistador fut interdit, a été enterrée dans la montagne et que la montagne aurait pris la forme de son visage en espérant que cet amour soit libéré. Bon, on a cherché mais on a pas trouvé …

  • Le musée des orchidées : la fleur emblématique du Panamá 

Pas plus de 96 variétés d’orchidées représentées dans ce mini musée tenu par les volontaires et amoureux des fleurs.

La saison ne me permettra pas de voir l’orchidée symbolique du Panama « Flor del esperitu santo », mais toute une série d’autres orchidées et fleurs en tout genre.

  • La pintada : petit cours de chapeau

Il faut vraiment avoir envie pour s’aventurer dans ce hameau, spécialiste du chapeau panaméen. Une heure et demi de bus plus tard, un village vide (chaleur oblige) et aucun marché artisanal à l’horizon mais une petite maisonnette aux portes ouvertes sur une arrière boutique. A l’intérieur des chapeaux partout et un vieux monsieur visiblement connu, nous raconte comment on fait les chapeaux. 

Dans son jardin, il nous montre les palmiers « bellota » utilisés pour les confectionner, et les écorces de Chonta, utilisées comme teinture naturelle des branches de palmiers. Et pour finir il nous explique aussi les différents points des chapeaux. Il paraît même qu’un modèle le « tejido marsella », ferait référence à la ville de Marseille en hommage aux ouvriers Français de l’époque du Canal.
Alors attention, la forme que nous appelons communément Panama (le petit qui se roule dans le sac de plage) provient en fait de l’équateur. Ce dernier a été largement importé pour les ouvriers pendant la construction du canal et rendu populaire par Roosevelt lors de sa visite du canal.

Mais la vraie forme est celle ci dessous et le « pintado » est la classique du Panama. Ce chapeau est largement porté dans les campagnes, surtout par les anciens. Et les politiques aiment parfois le porter pour se montrer « proche » du peuple.